POINT D’ÉTAPE D’INFORMATION SUR LA PROCÉDURE DU PSE


Le jeudi 3 septembre 2026, la R1 s’est tenue dans le cadre du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). La R1 désigne la première réunion officielle entre la direction et les représentants du personnel (CSE).

Cette réunion marque le début de la démarche d’informations et de consultations du comité social et économique (CSE). Elle a principalement pour but de présenter et d’exposer le projet envisagé par l’entreprise.

Lors de la R1, la direction expose notamment les raisons du projet de réorganisation, les conséquences envisagées sur l’emploi (par exemple, le nombre de postes susceptibles d’être supprimés), ainsi que les premières mesures prévues pour éviter ou limiter les licenciements et accompagner les salariés concernés.

Il est crucial de réaliser que la R1 ne marque pas la fin du processus. Elle ne signifie pas non plus que toutes les décisions seront instantanément appliquées. Au contraire, elle initie une phase de dialogue : les délégués du personnel peuvent s’interroger, exiger des précisions, étudier le projet et proposer des solutions alternatives aux licenciements.

La réunion s’est prolongée le mercredi 16 septembre 2026 dans une atmosphère tendue, car les représentants de la direction ne semblaient pas familiers avec les détails de l’histoire et de l’organisation de Ciblex. De nombreux points restaient donc à éclaircir.  D’autres réunions sont prévues tout au long de la procédure, identifiées sous les noms de R2, R3, etc., pour continuer les discussions jusqu’à la conclusion de la consultation du CSE.

En parallèle : la négociation des mesures d’accompagnement

En parallèle de la démarche d’information et de consultation du comité social et économique, des discussions sont entamées entre la direction et les syndicats. La première rencontre s’est tenue le jeudi 10 septembre 2026.

Ces échanges portent principalement sur les mesures d’accompagnement du PSE qui limitent les conséquences du projet sur les salariés : reclassement, aide à la mobilité, aide à la recherche d’un nouvel emploi, formation ou reconversion professionnelle, aide à la création d’entreprise, conditions de départ et éventuelles indemnités complémentaires.

L’objectif de cette négociation est de parvenir, si cela est réalisable, à un accord collectif définissant l’ensemble ou une partie du PSE et des mesures proposées aux salariés concernés.

Deux processus se déroulent simultanément : le comité social et économique (CSE) reçoit des informations et s’engage dans des discussions concernant le projet et ses répercussions, tandis que la direction et les syndicats négocient les détails du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

L’analyse de la CGT sur la situation

La structure financière de Ciblex est fragilisée par les conséquences du projet osmose ce n’est pas aux salariés de payer l’addition. La direction propose un plan qui manque de clarté et d’analyse des conditions de travail actuelles. Ces documents ne contiennent que des organigrammes, sans rien dire sur l’organisation. Aucune démonstration ni d’hypothèses opérationnelles qui dessineraient notre avenir.

On propose une approche purement incantatoire et comptable des postes sans aborder la question cruciale du travail sous ses divers aspects (relations humaines, charge de travail, compétences, processus, collectif de travail, objectifs, qualité de service…).

Pour nous, les choses sont claires. Ciblex doit retrouver un collectif de travail solide. Ça doit passer par un audit organisationnel complet qui détermine les besoins réels pour chaque agence et chaque service support.

La priorité face à la concurrence est l’investissement dans les chaînes de tri mécanisées et l’informatique embarquée, ce qui permet d’améliorer la traçabilité, la pesée des colis et la capacité à optimiser les flux. C’est uniquement par ce biais-là que nous allons relever la qualité de service qui nous permettra de nous différencier des autres et attaquer des marchés à plus forte valeur ajoutée.

Pour atteindre ces objectifs, il va falloir développer les compétences des travailleurs pour qu’ils s’adaptent au mieux aux transformations numériques que ciblex tarde à prendre.

La direction semble minimiser le risque organisationnel qui affecte actuellement de manière significative les conditions de travail. La suppression de postes aggravera cette situation sans améliorer la qualité de nos prestations.

Nous appelons la direction de se saisir de ce moment pour recréer une base organisationnelle solide et la mettre en valeur basée sur les compétences et le savoir-faire des travailleuses et travailleurs. Accompagner d’une politique d’investissement ambitieuse sur la mécanisation du tri dans les agences pour améliorer les conditions de travail et l’organisation ainsi qu’une solution d’informatique embarquée qui réponde à nos besoins. Resserrer le travail collectif opérationnel, support et commerce pour répondre au mieux aux attentes de chacun. Le travail est une ressource précieuse, pas un problème. Aucun salariés ne doit être contraint de partir. Beaucoup d’autres options sont possibles.

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